Le combat d’un entrepreneur : ce que l’on ne vous dit pas

Nous vivons à une époque où de plus en plus de personnes (surtout de femmes) veulent lancer leur entreprise. Certaines personnes le font pour changer le monde, avoir un impact positif, bien gagner leur vie, faire tout ce dont elles ont toujours rêvé, d’autres le font pour être libre de vivre leur vie selon leurs propres termes ou encore pour offrir une meilleure vie à leurs enfants.

Quand on se lance dans l’entrepreneuriat, il faut être prêt, prêt à faire des sacrifices et prêt à travailler plus que trente-cinq heures par semaine. Mais selon moi, la majorité des entrepreneurs ne se prépare pas de la bonne manière.

Nombreux sont ceux qui sont persuadés qu’une fois l’entreprise lancée ou le nouveau projet sur pied, ils vont devoir travailler vingt heures par jour pour que le business décolle, annuler toutes sorties entre amis, louper tous les événements de famille, être accroché à leur téléphone et leur PC, et cela pendant les trois premières années d’activité. Ils se préparent également au fait que, malgré leur soutien, leurs proches ne vont certainement pas comprendre, ce qui ajoute une dose de stress à toute cette aventure entrepreneuriale.

Il est vrai que de nombreuses réussites ont créé des empires en fonctionnant ainsi, mais scoop du jour : ce n’est absolument pas la majorité, et le souci et que beaucoup pensent qu’il n’y a pas d’autre solution s’ils veulent vivre confortablement dans quelques années.

Le risque de vouloir y aller à fond et trop vite.

Être passionnée et croire en son idée, c’est génial, mais louper tous les bons moments de la vie et passer à côté de l’instant présent l’est moins. En voulant tout le temps être à fond, vous laissez place à la fatigue, au stress et donnez naissance à ce que j’appelle le burnout du débutant ou encore le burnout de la start-up. Eh oui, il s’agit d’un aspect pas très glamour de l’entrepreneuriat qui touche un grand nombre de femmes. Vous êtes sur tous les fronts, saisissez toutes les opportunités, balancez toutes les nouvelles stratégies en même temps, et au final, vous allez peut-être très vite, mais nulle part. Vous commencez à vous rendre compte que vos actes n’apportent pas les résultats attendus, vous prenez conscience de la fatigue, du stress, et de la tristesse qui s’installent, mais malgré cela, vous ne souhaitez pas vous arrêter, car vous vous dites « si je ne le fais pas, personne ne le fera ».

Lever le pied ? Quelle idée !! Vous ne voulez pas que votre audience vous oubli, vous êtes partout à la fois, répondez à absolument tous les emails, vous ne loupez aucun commentaire Facebook (je ressens l’épuisement rien qu’en écrivant tout cela !).

À ce stade, toute cette belle image dont je parlais au début de cet article s’évapore, vous venez de vous créer un travail épuisant et vous vous dites que le CDI que vous avez quitté n’était peut-être pas une si mauvaise idée.

MAIS QUI A DIT QUE L’ENTREPRENEURIAT DEVAIT RESSEMBLER À CELA ??

Trouvez votre rythme entrepreneurial.

Qui a décrété que l’entrepreneuriat c’est comme ça et pas autrement ?

Qui a dit que votre agenda ne devrait avoir aucun espace vide ?

Qui a dit qu’il fallait que vous arrêtiez de respirer ?