Quand Charlotte nous ouvre les portes du Studio Patine

October 10, 2019

« Charlotte, l’amie que tout le monde rêverait d’avoir », une phrase que l’une des participantes nous a dit et nous devons bien avouer qu’en plus d’avoir créé une super belle marque, Charlotte est une femme simple, pétillante, généreuse, authentique et très fun (eh oui, rien que ça !).

 

Découvrir l’histoire Patine a été un pur plaisir, quel entrepreneur n’aimerait pas découvrir les behind the scenes d’une aussi belle marque qui n’a en plus que deux ans d’existence me direz-vous.

 

Pourquoi l’histoire Patine nous plaît tant ? Fatiguées d’entendre des histoires parfaites où visiblement les fondateurs ne traversent aucune tempête, où ils lèvent 6 millions d’euros en une semaine et où les gros loupés semblent très rares, nous avons adoré, comme à chacun de nos événements, entendre une histoire dans laquelle nous pouvions nous identifier (son motto : chance - travail - rencontres, un peu comme nous 😉).

 

Comme toujours, parce que nos invitées ne font que partager de précieuses pépites, nous vous avons réuni quelques clés partagées par Charlotte (à lire et à relire sans modération) :

 

 

La naissance du projet

« Au bout de 10 ans (les 10 ans symboliques) à bosser pour une marque de chaussures sur internet, petit déclic, je me dis que j’ai perdu 10 ans de ma vie, mais j’étais tellement attachée émotionnellement au projet que c’était très difficile de m’en défaire, il a donc fallu un switch pour que je me dise « là, ça y est on y va ! ». Le point de départ, c’est que de monter une marque de mode, ça a toujours été mon rêve.

Il ne faut rien regretter, aujourd’hui je me rends compte qu’en travaillant pour cette boîte, j’ai accumulé plein d’expériences qu’on retrouve dans Patine et je ne suis pas partie seule, il y a une personne de mon équipe, celui qui est devenu mon associé, qui m’a dit si tu le fais, moi je te suis. En partant, on m’a quand même dit que j’y connaissais rien à la mode et que j’allais me planter... »

 

« Je ne voulais pas créer juste une marque de mode au style que j’aimais, je me suis dit que ça ne servait à rien, il fallait donc qu’il y ait une composante qui fasse que je me sente un peu utile. Le projet est donc parti de la qualité, je voulais créer des vêtements qui durent dans le temps parce que ce qui me plaît, c’est le placard de ma grand-mère, le truc qu’elle a depuis 40 ans, la robe qui est encore nickel et ça, y a plus. Très vite est venue l’envie de créer une marque de mode comme on mange aujourd’hui, responsable, locale et de bonne qualité. Quand on a creusé le sujet et qu’on a vu que c’était hyper compliqué, je me suis dit c’est génial, c’est exactement ça ! Si ce n’est pas facile, c’est qu’il y a un truc à faire, c’est sûr. C’est pour ça que l’on a commencé par un seul T-shirt et on a décidé d’y aller très doucement, vêtement par vêtement. »

 

Les débuts

« Pour valider la demande, tester le concept et voir si les gens allaient être sensibles à ce que l’on racontait, on a lancé Le Patine dans mon dressing. L’idée était d’aller voir les copines, puis les copines des copines et les comptes Instagram que l’on ne connaissait pas et le deal, c’était que j’apporte un café latte et qu’on parle mode pendant une heure dans leur placard.

Ces personnes n’étaient pas sensibles à l’aspect éco friendly, ce qui ne nous a pas du tout découragé, car moi non plus je n’étais pas du tout sensible à cela avant de m’intéresser au sujet, j’ai d’abord eu un switch qui m’a fait m’intéresser au sujet. On n'a donc pas créé une marque pour des gens qui sont déjà convaincus, notre ambition est d’être une grande marque qui emmène avec elle du monde sur ce sujet plutôt que d’être une marque qui ne s’adresse qu’aux initiés du green. Le ton de la marque n'est donc pas du tout culpabilisant ni expert, on est hyper précis sur ce que l’on raconte, mais on veut le raconter d’une manière très simple. »

 

« On a beaucoup parlé du projet quand il était en préparation, j’aurais probablement fait tout l’inverse 10 ans auparavant parce que j’aurais eu peur, j’aurais voulu garder mon secret, on se dit souvent « si je j’en parle, on va me piquer l’idée », mais c’est égocentrique comme pensée de croire qu’on est la seule sur la terre à avoir cette idée, en réalité, une idée, elle flotte dans l’air et c’est à celui qui s’en emparera en premier. En plus, on a tous une sensibilité différente donc on en fera à coup sûr quelque chose de différent. En en parlant, ça rendait le projet concret et les feedbacks nous permettaient de le peaufiner. »

  

 

Le branding Patine

« Pour le branding de la marque, au départ c’était assez égoïste, j’ai fait ce que je savais faire avec les moyens que j’avais, c’est-à-dire pas de moyen, donc ça va vite. On a créé le compte Instagram six mois avant le lancement du site et je n’avais pas encore de charte graphique, on était en train de la créer, nous n’avions pas non plus d’images parce qu’on n'avait pas encore fait de shooting (car pas de produits) du coup, j’ai publié mon Moodboard à moi et on a embarqué les gens avec des images qui n’étaient pas les nôtres, mais qui représentaient complètement l’univers Patine. »

 

Le développement

« Patine c’est 10 % de merveilles et 90 % de galères, je pense que c’est hyper important, voire primordial d’aimer ce que l’on fait, sinon ça ne peut pas marcher. J’aime vraiment ce que je fais, j’exprime ce qui me tient à cœur. »

 

« Les moments décisifs pour nous ont vraiment été de :

1- monter le compte Instagram avant de nous lancer, aujourd’hui c'est courant, mais y a deux ans, ça ne l’était pas,

2- écrire assez vite notre manifesto et le publier sous chaque post ,

3- faire un important salon. Instagram nous a repéré et nous a demandé une semaine avant leur salon Instapreneurs, de venir présenter notre marque et on était la seule marque qui n’avait pas de produits. Après une grosse débrouille et de l’impro, le salon a été un succès, on a doublé notre base Instagram le jour même. »

 

« Quand on n'a pas de moyens, on fait vraiment la différence parce qu’on a de la ressource, on se creuse la tête. Il faut mettre en avant son histoire. »

 

« En ce moment, on est dans une petite crise de croissance, au début je ne savais pas du tout ce que c’était, mais c’est en fait le moment où tu dois passer au plateau suivant et pour ça, il faut investir, mettre des moyens, recruter des gens et structurer la boîte et c’est tombé pile au moment où ma troisième est arrivée donc gros challenge ! Il y avait tellement de choses à faire que je ne savais même pas par quel bout commencer, je me suis dit le plus simple, c’est de faire alors j’ai commencé par les petites choses en publiant, par exemple, une annonce pour recruter et c’était une petite victoire. Les to-do de cent mille points, ça ne sert à rien. »

 

« Je n’ai pas peur en pensant à si Patine sera encore là dans un an ou pas, j’aimerais bien, bien sûr, mais je me dis que ce n'est pas la fin du monde. La marque a un réel impact positif sur la mode parce qu’on montre un autre chemin possible, après si je m’arrête demain, la planète tournera encore, tout ira bien donc je n’en fais pas une angoisse et je ne bosse pas au point de sacrifier ma famille. Il faut créer des limites, il ne faut pas faire de nos boîtes un nouveau burnout. Je pense avoir un bon réflexe de survie. »

 

Les moments difficiles

« Dans les moments difficiles, déjà, j’ai un super mari et une super belle-mère qui garde mes plus grands, je suis entourée d’un point de vue famille et je sais que si je ne les avais pas, ça ne pourrait pas fonctionner. »

 

« Je suis assez émotionnelle, quand il y a une grosse crise, je raccroche le téléphone, je pleure un bon coup et ça repart ! Ça va très très vite parce que je suis quelqu’un de plutôt positive.

Par exemple, on a eu un appel début février, la personne qui gère toute ma production de jersey et de sweat shirt avec qui je travaille depuis le début me dit « Charlotte vous êtes assise ? Non, parce que je sais que vous êtes enceinte » et là elle me dit « alors les avocats sont là, la boîte ferme ce soir, on vient de l’apprendre, il faut que vous envoyiez quelqu’un chercher vos rouleaux de matière sinon ils vont être saisis. » OK… Elle a tous mes patrons, toute ma matière, etc, je lui ai dit Anna je vous rappelle, je raccroche, je pleure 2 min et après, aller qu’est-ce qu’on fait ?! Ce qui est génial dans cette aventure, c’est que l’on travaille avec les mêmes personnes depuis le début de l’aventure Patine, avec des personnes qui nous ont fait confiance quand on était encore tout petit et du coup, ces gens sont incroyables et se démènent pour nous aider à gérer la crise. Il y a beaucoup de solidarité. »

 

Le mot de la fin ?

« Entourez-vous. Je me sens hyper entourée aujourd’hui même si ce n’est pas à l’intérieur de la boîte Patine même, que ce soit la communauté Patine qui a attendu notre jean 18 mois ou les gens du milieu, on n'avance vraiment pas seul. »

 

« TENTEZ ! N’ayez pas peur de contacter les gens avec qui vous avez envie de travailler. Au début, je me disais je ne pouvais pas les contacter, car si elles me disent non, c’est la honte, mais en fait, un non n’est vraiment pas la fin du monde. Je me suis pris des vents plusieurs fois, mais je me dis maintenant que ce n’est pas grave du tout du coup, j’ose beaucoup plus. Toutes les fois où j’ai attendu pour avoir le truc parfait avant de contacter quelqu’un, le train était déjà passé, la perfection n’existe pas donc n’attendez pas avant d’oser. Comme diraient les Muesli Boys, les non d’aujourd’hui sont les oui de demain. C’est cool quand les personnes que tu as contactées (journaliste, influenceuse, etc) reviennent vers toi un an plus tard comme si de rien était. »

 

« Les gens ne pensent pas tout le temps à vous, chacun est dans son espèce d’ego trip donc n’ayez pas peur de vous louper, les gens s’en fichent. On a tous des gros fail. On rate, on réussit, on rate, on réussit, on avance. Nous on rate des choses tous les jours. »

 

« Ce qui marche : chance - travail - rencontres, y a pas de secret. »

 

Et ce n’est qu’une infime partie d’un échange qui a duré près de deux heures ! Tout cela confortablement installées dans le magnifique studio Patine (d’ailleurs, les participantes ont pu acheter les pièces qu’elles avaient dans leur viseur depuis quelque temps !).

 

 

Chaque événement est très spécial pour nous de par l’invitée avec laquelle nous avons le plaisir d’échanger, vous, les participantes que l'’on a le plaisir de revoir à chaque événement ou les belles rencontres que nous faisons, mais également parce que sur chaque événement, nous avons la chance d’être accompagnées et soutenues par littéralement l’une de nos marques coup de cœur et pour cet événement en compagnie de Patine, nous recherchions une marque qui a du sens et dont les valeurs sont extrêmement proches de celles de Patine et c’est pourquoi il était évident de collaborer avec la très belle marque Dr Hauschka.

Dr Hauschka c’est une marque 100 % naturelle, bio, contenant zéro conservateur de synthèse (merci les plantes !). Des produits aux make-up, les compositions sont i-rré-prochables ! Gros coup de cœur sur leur démaquillant bi-phase ❤️ MERCI à toute l’équipe d’avoir pris le soin de préparer les paquets de chacune de nos participantes (et merci pour la livraison spéciale du jour, Christina you are the best!!).

 

 ​Photo credit : Chloé - La Fille Aux Carnets 😍​

 

Nous sommes trop fans de vous, des entreprises que vous créez, des projets que vous avez en tête et il nous de retrouver toutes celles qui ont réservé leur place lors de notre prochain événement qui arrive à grands pas et qui sera mardi prochain avec la pétillante Clémentine Galey, la chère fondatrice de Bliss Stories.

 

À très vite, 

 

 

 

 

 

 

 

 

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